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De la Ferme du Ried vers Sondernach-Ried, en passant par le Petit Ballon et Rothenbrunnen


  
Nous étions une vingtaine aujourd'hui et la météo laissait présager un temps caniculaire ....
Cependant,   une  légère petite brise soufflait sur les chaumes et nous accompagnait tout au long de la randonnée.

D'ailleurs Bernard a choisi un itinéraire fort agréable !

Nous suivons le point rouge direction  Schweng/Lameysberg/Breitenbach, puis très rapidement le point bleu nous amène en montée régulière vers le  Kahler Wasen - le Rothenbrunnen et le Petit Ballon.

Quelques arrêts nous permettent de profiter des superbes paysages qui s'étendent devant nous. Le Petit Ballon  nous étonnera toujours par ce panorama  qu'il offre à nos regards.
Une descente à travers champ nous amène à l'Auberge du Rothenbrunnen où une petite halte s'impose.
Au bas, nichée dans un creux, nous apercevons la Ferme-Auberge Sondernach-Ried (cliquez ici - leur site Internet est magnifique), mais Bernard, notre guide, choisit un sentier qui détourne l'itinéraire en prolongeant la marche et c'est vers midi que nous atteignons l'auberge où nous sommes accueillis par Monsieur Michel Schertzinger, maître des lieux. Je noterai au passage le sérieux et le professionnalisme de l'équipe de l'auberge.

De la terrasse où sous les parasols nous prenons l'apéro, nous admirons les Poules, oies, canards ... qui, rassemblés dans l’herbe, vivent ensemble autour d'un petit étang. Spectacle rassurant ...
Nous passons à table et dégustons pour commencer la Soupe des Chaumes, spécialité de la maison.
Sa couleur rouge représente le soleil couchant, les vermicelles les herbes des chaumes et ses délicieuses petites boulettes de viande les pierres du Steinberg.
Je site : "" .....emmener nos vaches sur la montagne saupoudrée de granit et de chaumes blondes, en profitant des formidables couchers de soleil, nous a conduits à la recette de la «Soupe des chaumes». ""

La palette de porc fraîche tout aussi succulente est garnie de légumes, de chips fait maison et de salade. Et les desserts au choix confirment le savoir-faire de l'équipe en cuisine de la Ferme-Auberge Sondernach-Ried.

En sortant de l'auberge nous constatons qu'il  fait bien chaud et même en altitude la chaleur aujourd'hui est tenace mais nous descendons gaillardement à travers champs, rencontrons quelques vaches placides, nous nous rafraîchissons à l'eau d'une fontaine, nous nous arrêtons devant une stèle à la mémoire des chasseurs de la Vallée de Munster, une jolie ferme fleurie prise en photo,  et nous voilà de retour au parking de la ferme du Ried.

Toutes les photos de cette journée se trouvent ici

Chouette randonnée, sans fausse-note, soleil estival,   ciel bleu et c'est ce soir seulement , pendant que je rédige ce message,  que l'orage "prévisionnel" gronde au-dessus de Colmar.

Merci à Simone et à Bernard et à la prochaine fois avec vous sur les sentiers vosgiens !




Rando vers le Tanet - Lac du Forlet et retour par le Lac Vert


Les photos sont dans cet album(cliquez)
Il faisait moins chaud ce matin (il y a deux jours nous craignions le pire : 30 ° à l'abri) mais aujourd'hui la Météo était propice à cette randonnée qui nous a menés vers des paysages exceptionnels.

Nous avons frôlé le Seestaedtle, le Schentzwasen et c'est par une montée, passages rocheux alternant avec d'agréables sentiers tantôt ombragés ou à découvert,  que
nous avons ainsi atteint le Tanet où une halte s'imposait.
Magnifiques paysages rappelant bien souvent ceux des Alpes !
"" Le Tanet-Gazon du Faing est une réserve naturelle située sur les communes de Plainfaing et le Valtin, entre 1160 et 1306 mètres d'altitude ;  elle s'étend sur des Landes appelées "Hautes Chaumes". Les tourbières et les hêtraies d'altitude créent un paysage évoquant les pays nordiques. La  crête offre un point de vue privilégié sur la plaine alsacienne, la Forêt-Noir et parfois les Alpes"".
cliquez sur les photos pour les agrandir
Du haut de ses 1295m, la vue sur le massif vosgien y est très belle.

Nous continuons notre route et c'est dans la descente vers la Ferme Auberge du Forlet que se devine le Lac du Forlet qui petit à petit se dégage dans toute sa splendeur.

"" Le lac du Forlet aussi appelé lac des truites est le plus haut lac des Vosges avec une altitude de 1066 m. Il est dénommé Forlenweier en alsacien et reïf tou blan en welsch. Les noms de Forlet et de Forlenweier viennent de Föhre, l’arbre, le pin commun.
Il était utilisé par les Abbés de Murbach comme vivier à truites. Un petit étang situé un peu plus haut servait à l'élevage des carpes. Cet étang est envahi maintenant par une tourbière. ""



Nous arrivons à la Ferme Auberge du Forlet où nous attend le repas marcaire que nous apprécions à sa juste valeur.
Tourte
Kassler - salade - Röigebrageldi
Dessert au choix
La tourte était d'une finesse irréprochable, le kassler fondant et les pommes de terre savoureuses ... c'est dire !!!!
Adresse à retenir et que je conseillerai aux randonneurs lecteurs de cet article

Et ... point n'est besoin de citer la sympathique et amicale ambiance régnante bien traditionnelle des marcheurs arcaliens.

Nous repartons, rassasiés de bonnes choses et c'est en sens inverse que nous rejoignons le Lac Vert.

"" Le Lac vert ou Lac de Soultzeren est un petit lac du versant alsacien des Vosges dans le fond de la vallée de Munster. Il se situe au pied du massif du Tanet qui s'élève entre 1000 et 1280 mètres d'altitude. Le site du Tanet domine les cirques glaciaires du lac Vert et du Lac des Truites. De fin juin à fin juillet, la multiplication rapide d'une algue trouble les eaux du lac qui deviennent verdâtres. ""



Le sentier que nous empruntons après le lac nous mène très rapidement au parking où nous avons stationné nos voitures.


Journée réussie, le  beau temps a joué son  rôle, nos guides ont prouvé leur compétence,   leur générosité, leur dévouement ...  et nous leur disons MERCI et à BIENTÔT !

CURIOSITES ET MERVEILLES CEVENOLES






Nous étions dans les Cévennes(clic) avec Denis, Chauffeur Kunegel et Christian,  Guide émérite habitué des Cévennes, qui tous les deux nous ont fait profiter de ce pays grâce à leurs connaissances et leur professionnalisme sans faille.

Terre d'évasion, d'Histoire ou de rencontres singulières, les Cévennes offrent un archipel de mondes à part aux visiteurs qui s'y arrêtent ... le dépaysement se renouvelle sans cesse., paysages à couper le souffle, ouvrages d'art, magie et séduction se succèdent ! Archipel d'un  monde à part.

Huit jours de rêves, de découvertes, d'enchantement : alternance de randonnées, visite de villes, de sites, de musées .... le tout agrémenté de séjours dans des hôtels étoilés où l'accueil, la compétence, le savoir-faire ... rivalisaient avec le charme des lieux et  une gastronomie surprenante.


Le premier jour nous sommes passés par Alès où la Mine-Témoin(clic) nous a  proposé une découverte insolite de l'univers minier, à la lueur d'authentiques lampes de mineurs. Visite exceptionnelle que je vous suggère de (re)découvrir en photos en cliquant ici.
Repas et logement à l'Hôtel "La porte des Cévennes" à Anduze, ville construite en espalier au pied du Rocher de Saint Julien et aux ruelles étroites et tortueuses, pleines de charme, bordées de maisons du XVIe siècle. (clic)


Le deuxième jour de notre séjour dans les Cévennes

- Nous avons visité Le Mas Soubeyran (Musée du du Désert) à Mialet
Le Musée du Désert est fait de vieilles pierres et de petites ruelles ; il a été installé dans la maison du chef Camisard Pierre Laporte, surnommé Rolland.

Pourquoi le Désert ?


"" Dans l’Histoire du protestantisme français, l’expression Désert définit une période qui s’étend de la Révocation de l’Edit de Nantes (1685) à la Révolution Française (1789).
Privés alors de liberté de culte, c’est loin des villes, cachés dans les endroits isolés, déserts (dans les forêts, les garrigues, les grottes ou les ravins…), que les protestants de France (en Cévennes, mais aussi en Haut-Languedoc, en Poitou, Dauphiné, Vivarais…) furent obligés de vivre clandestinement leur foi ....  ""
L'album-photos en cliquant ici

Après , avoir déjeuné à l'Hôtel à Anduze nous avons visité la Bambouseraie, phénomène botanique unique en Europe dont vous aurez un petit aperçu en cliquant ici


Nous entamons la troisième journée de notre périple  et c'est à bord d'un tortillard du début du siècle que nous partons de la gare d'Anduze à la découverte des Cévennes ! Quelle aventure : nous arrivons ainsi à Saint Jean du Gard (que nous visitons). Randonnée sur les flancs du Mont Aigoual (1567 m alt.), point culminant des Cévennes, où nous pique-niquons "joyeusement" pour rejoindre ensuite en bus l'Observatoire Météorologique du Mont Aigual. La situation géographique du sommet de l'Aigoual permet un très large tour d'horizon en brassant certains des plus hauts sommets de France.
Visite ntéressante, et ....  les prévisions sont optimistes pour les prochains jours !!!

Les photos de cette journée sont ici
Les photos de "Philippe" un  bloggeur de Sarrebourg,  cliquer ici


Quatrième jour :
Balade au sein des rochers ruiniformes du chaos de Nîmes le Vieux.
Sublime .....
" Le chaos de Nîmes-le-Vieux est un site ruiniforme situé dans la partie nord-est du causse Méjean. Inscrit en zone coeur du Parc national des Cévennes, il a été baptisé ainsi en 1908 par son découvreur, Paul Arnal, pasteur à Vebron, par analogie avec le chaos de Montpellier-le-Vieux, un site similaire découvert 25 ans plus tôt par Edouard-Alfred Martel... ""
la suite en cliquant ici et les photos en cliquant ici

Nous déjeunons dans une ferme-auberge où le repas composé de spécialités de la région a su nous surprendre... Nous n'avons hélas pas pu vider nos assiettes au grand regret de la très sympathique aubergiste.
Sur ce dans l'après-midi, découverte-guidée de l'Aven Armand ; nous y accédons grâce à un funiculaire. Mise en lumière dynamique de cette forêt vierge avec ses 400 stalagmites uniques au monde L' endroit est magique magique et nous a fortement impressionnés. Je vous le laisse découvrir le site en  cliquant ici.
J'ai également pu prendre quelques photos  (cliquez ici)  lors de la visite de cette  une grotte.

Nous retournons à l'Hôtel du Mont Aigoual à Meyrueis où nous avons déjà logé la nuit précédente. Chambres spacieuses, très bons repas, service irréprochable  ... que de bons souvenirs .....

Les photos prises des barques en cliquant ici

Le 5ème jour nous sommes descendu en barques de la Malène au Cirque des Baumes. La seule façon  de découvrir réellement ce site prestigieux avec les bâteliers des gorges du Tarn qui le connaissent et nous l'ont fait découvrir par une visite guidée et commentée de 8 km sur les eaux du Tarn ; nous avons ainsi pu approcher au plus prés sa faune et sa flore.


Nous continuons en car et nous rendons dans à Sainte Enimie où nous nous baladons et où nous déjeunons. Sainte Enimie est classé parmi les plus beaux villages de France de par son côté médiéval et son adaptation aux gorges qui l'entourent.

La légende de Sainte Enimie :
"" Fille du roi des Francs, soeur du "bon roi Dagobert", Enimie, chaste princesse aussi belle que pieuse, a trouvé dans les eaux de la source de Burle remède à la terrible lèpre qui la dévore. Elle s'installe à proximité de cette bienfaisante fontaine, fonde une abbaye qui est à l'origine de l'actuel village.""
J'ai trouvé ce village médiéval des plus intéressants ; en voici l'album-photos en diaporama en cliquant ici
L'après-midi nous randonnons sur un agréable sentier au-dessus des gorges du Tarn (de Ste Enimie vers St Chely en photos ici
Nous repartons vers Mende (coeur de la Lozère) où nous logeons à l'Hôtel de France. Une petite balade nocturne nous permet entre autres de découvrir (de l'extérieur) la Basilique-Cathédrale Notre Dame et St Privat.

Le 6ème jour  nous visitons le château de La Baume (château privé classé monument historique); nous pique-niquons et Denis (notre chauffeur) s'est arrêté à un endroit plus que confortable où nous attendent tables et bancs. Ambiance "pique-nique" bien sûr mais, comme d'habitude, dans la bonne humeur et le partage des jambon,  pâté, cornichons, tomates, fromages, fruits, petits fours ... le tout à volonté et arrosés d'un généreux vin du pays.

Et c'est vers les loups du Gévaudan que nous allons dans l'après-midi.
"" Légende de la bête du Gévaudan
Tout commence le 30 juin 1764 lorsque Jeanne Boulet, une jeune fille de 14 ans du village des Hubas est attaquée en plein jour dans le pâturage où elle gardait un troupeau de vaches par un animal. A l'époque, les accidents de ce type sont assez fréquents. Mais il s'avère que cet évènement est le premier d'une longue série marquée par plus de trois ans de massacres où l'homme deviendra la proie d'une "bête" malfaisante. En effet, tous les récits de survivants ou de témoins de ces drames désignaient un animal. Mais les blessures, jugées inhabituelles, suggéraient plutôt une "bête" hors du commun. ""
Toutes les photos de cette journée encore une fois bien remplie sont ici

Le matin du 7ème jour, nous quittons l'Hôtel de France à Mende.
Par le parc National des Cévennes nous nous rendons vers le Pont-de-Montvert et c'est dans un grand bâtiment qui abrite une exposition permanente que nous découvrons l'histoire naturelle et humaine du Mont Lozère, et ce grâce à la guide qui nous communique avec brio sa passion du pays.
Nota : Le lundi 24e juillet 1702, sur les 9 à 10 heures du soir, quatre vingt ou cent hommes armés abordèrent le lieu qu'on appelle le Pont de Montvert, et après avoir mis des sentinelles sur toutes les hauteurs.
Découvrez l'histoire du  meurtre de l’abbé du Chaila en cliquant ici

Nous reprenons le car. Le trajet que prend Denis nous fait découvrir des paysages féériques. Nous nous dirigeons vers le Col de Finiels (alt. 1541 m).
Christian a prévu une chouette randonnée, mais  nous pique-niquons d'abord c'est dans un endroit entre les sapins et à l'abri du vent , que nous faisons honneur aux victuailles ....
La nature est envoûtante sur les crêtes du Mont Lozère ; un  rythme paisible nous permet d'admirer la région. De nombreux arrêts nous font pleinement profiter des paysages que j'ai fixés sur les photos dans l'album ici
Avant de reprendre le car (direction Clermont-Ferrand), nous prenons un pot à une terrasse bien ensoleillée.

Denis fixe le départ et nous réalisons  que demain sera
le 8ème et dernier jour de ce voyage "randos-découvertes".
A Clermont-Ferrand nous logeons à l'Hôtel Kyriad Centre. Nous y dînons et faisons un petit tour en ville. Le centre y est très animé en ce soir d'été,  ainsi que les ruelles autour de la Cathédrale (surprenante en pierres volcaniques noires).

Après le petit déjeuner à l'hôtel le programme prévoit la visite guidée de VULCANIA ; Vulcania est un centre de culture scientifique autour du volcanisme. Il porte aussi le nom de Centre européen du volcanisme.

Que d'émotions ! les attractions spectaculaires n'épargnent pas notre sensibilité et les sensations sont fortes derrières les lunettes 3D ou 5D!!!
Nous (re)découvrons l'histoire des volcanologues Maurice et Katia Kraft, surnommés les diables des volcans. Nous sommes confrontés à la machine terre, en rejoignant l'escadrille nous volons au-dessus d'un super volcan (Toba en Indonésie) - aérien, surréaliste et "décoiffant".
Nous effleurons de nos doigts la météorite de Tamentit (joyau de Vulcania et doyenne de la terre).
Et encore ... et encore ...
Le temps passe trop vite ...
Voici l'album-photos en diaporama en ( cliquez ici )
Nous déjeunons à la Cafétéria et rendez-vous est fixé à 14 heures pour le retour vers Colmar  ....
où nous arrivons dans la soirée.
En cliquant ici vous pouvez visionner les  photos de ce séjour dans les Cévennes que m'a envoyées Annie.

Nous remercions  Denis et Christian qui nous ont fait vivre d'intenses moments durant ces 8 jours passés en leur compagnie dans les Cévennes et leur disons à l'an prochain  pour un nouveau départ vers l'aventure .

Nota : Le site d'un cévenole en cliquant ici

Tour du Petit Hohneck



Le jeudi 26 mai Yvan, guide de la journée,  a laissé deux options aux Arcaliens, mais la majorité des marcheurs, les "téméraires endurcis", ont opté pour la marche sportive et celle-ci a démarré, dans l'ambiance traditionnellement optimiste et amicale, au parking du Gaschney.

Ils ont passé au Pfeiferberg et je vous laisse découvrir l'histoire du Petit âne gris, ( la région propose de sympathiques  balades à dos d'ânes),

 cliquez ici


Etape suivante : Ferme-Auberge du Hinterberg

Passage au Sommerlitt (où eurent lieu d'importantes batailles durant la guerre de 14/18).

Voici le diaporama de la marche "sportive" :



Et voici les photos de la "marche facile" du même jour. Diaporama de Annie (cliquez ici)

C'est au Restaurant "A l'Etang de Metzeral" que la pose "salutaire" a permis à tous les marcheurs de se retrouver et de partager le bon repas choisi par Yvan et son épouse Annie.

Journée amicale ... je n'étais malheureusement pas de la partie mais les photos de notre ami Pierre Munch témoignent de la bonne organisation et de la réussite de cette rencontre sportive.

Et c'est à Yvan et à Annie que les Arcaliens doivent ces instants de bonheur !!

L'histoire de l'Abbé Paul Vuillemin de Zimmerbach



Le Jeudi 24 mars (cliquez ici) un groupe de randonneurs Arcaliens de Colmar a été reçu par le Maire de Zimmerbach qui leur a offert un  fort sympathique  pot de l'amitié, au cours duquel Monsieur J.C. MAURER, adjoint au Maire,  a conté l'histoire de l'abbé Paul Vuillemin.


Suite à ma demande, Monsieur Maurer a eu la gentillesse de m'envoyer par mail le résumé de ce passionnant récit que j'ai le plaisir de partager avec les lecteurs de ce billet.



"" Bonjour,
C’est avec du retard que je vous envoie l’histoire de l’abbé Paul Vuillemin.
Monsieur André GSELL qui a été « locataire » dans la cave du presbytère a écrit un livre ou il raconte son passage à Zimmerbach.
La référence du livre est : RESCAPE aux Editions Oberlin.
Bonne réception
Jean Claude Maurer
""



Paul VUILLEMIN

"" Paul Vuillemin est né le 4 juin 1913 à Rouffach. Ses études secondaires commencées au petit séminaire de Zillisheim, ont été continuées au Collège Lamartine à Belley, dans le département de l’Ain. En 1935, suivant son désir de devenir prêtre, il entre au grand séminaire de Belley. Au début de la Seconde Guerre mondiale, il est mobilisé en tant que militaire français, et est ordonné prêtre le 2 mai 1940. Pendant la campagne de France il est affecté dans une unité combattante dans les Ardennes. Il s’est beaucoup investi sur les champs de bataille en tant qu’infirmier en portant les premiers secours aux blessés ; son activité a été remarquée et il a été décoré de la croix de guerre avec étoile d’argent. Fait prisonnier par l’armée allemande en 1940 au moment de la débâcle française, il réussit à s’évader et à s’enfuir en direction des Vosges.
En 1941, il est nommé « administrateur » de la cure de Zimmerbach, et s’installe au presbytère de cette commune (l’actuelle mairie). Profondément croyant et patriote français, il refuse le fait accompli : l’occupation de l’Alsace par les troupes allemandes, son annexion de fait au IIIe Reich, et la dictature nationale-socialiste. De toutes ses forces, aidé en cela par sa vive intelligence et sa ruse, il va résister aux autorités nazies. Il accueille des centaines de prisonniers évadés, joue le rôle de passeur en les aidant à franchir la crête vosgienne alors frontière entre le Reich et la France, ce qui leur permet de retrouver la liberté ; et surtout il cache dans une cave secrète spécialement aménagée à cet effet, des réfractaires à l’incorporation de force dans l’armée allemande, décrétée par le Gauleiter Robert Wagner le 25 août 1942. Il devient ainsi le chef de la résistance de la vallée de Munster, aidé en cela par un réseau très efficace de personnes discrètes qui travaillent dans l’ombre.
Le 18 juin 1944, lors d’un pèlerinage à la Bruderkapelle, qu’il transforma en véritable manifestation anti-nazie, il a été arrêté par les autorités allemandes avec l’évêque missionnaire Ernest Hauger qui était présent. Mais ils ont été relâchés peu de temps plus tard, faute de preuves. La quête du jour a été confisquée par la Gestapo. Une des phrases qui avait marqué les fidèles présents lors de son sermon en langue allemande a été : « Nous n’avons qu’un Führer, c’est Jésus-Christ ».
Vers la fin de l’année 1944, trente-deux personnes (dont l’abbé lui-même) habitaient de manière « visible » ou « invisible » le presbytère.
Dénoncé, l’abbé Vuillemin est arrêté le 31 janvier 1945 à proximité du presbytère par la Geheime Feldgendarmerie, deux jours avant l’entrée des Libérateurs dans Colmar, et cinq avant la libération de la vallée de Munster !
Il est d’abord emmené à la Ortskommandatur de Zimmerbach puis transféré dans les bâtiments de l’Hôpital psychiatrique de Rouffach, utilisés comme prison. Il y est torturé par les agents de la Gestapo. Puis pendant dix-sept heures, il est interrogé sans relâche par le Kriminalsekretär Darmstaetter et ses collègues, qui l’obligent à faire 500 génuflexions. Epuisé, il tombe par terre, et il reçoit encore une volée de coups de gourdin sur la tête, ce qui a pour conséquence une grave commotion cérébrale, dont il va souffrir le restant de sa vie. A aucun moment, il n’a dit mot sur ses activités de résistant.
L’abbé Paul Vuillemin est condamné à mort. Mais, la veille du jour prévu pour son exécution, les Allemands capturent un espion américain qui aurait eu des contacts avec lui. Un nouveau dossier est instruit contre lui, avec comme chef d’accusation l’espionnage. Entre temps, Colmar est libérée et les Allemands doivent précipitamment quitter l’Alsace. Les prisonniers sont transférés en Allemagne, et l’abbé Vuillemin passe d’un camp de concentration à l’autre. Les actes du procès, et surtout celui de sa condamnation à mort, sont heureusement restés en Alsace. Il réussit à se faire passer pour « politisch verdächtig », politiquement peu sûr. Il parvient à s’échapper du camp dans lequel il était enfermé et se cache à Dorfmettingen, dans le Württemberg, jusqu’à l’arrivée des soldats alliés. En mai 1945, il est de retour à Zimmerbach.
En novembre 1945, il est décoré de la Légion d’Honneur et de la Croix de Guerre avec palme.
Le 16 octobre 1946, il quitte Zimmerbach pour l’Autriche, où il est nommé aumônier militaire titulaire des troupes alpines d’occupation au Zillerthal.
Le 3 octobre 1952 il est radié de la liste des aumôniers militaires et est nommé un an plus tard, sur sa demande, curé de Billiat, Génissiat et Injoux, puis en 1961 curé de Mijoux et Lelex, dans le diocèse de Belley.
Sa santé avait été mise à rude épreuve pendant la guerre, et il ne s’est pas ménagé ensuite. Il meurt le 18 septembre 1967 ; et est enterré, conformément à sa volonté, au cimetière de Belley. ""

Je suis très reconnaissante à Monsieur Maurer de nous dévoiler  cette passionnante  histoire et je l'en remercie.

Autour de Turckheim - vers Zimmerbach, via la Chapelle des Frères


Cliquez (ici) et (ici)pour visionner les photos de la journée.
(Auteurs : Annie, François et Francine )
Un magnifique ciel bleu, une température de l'air clémente, la bonne humeur ...
C'est la première sortie pédestre de la saison "avec restaurant" et c'est Yvan avec Annie son épouse qui l'ont organisée.

Un petit dénivelé (200 mètres) s'étendant sur 2 h 1/2 de marche nous a permis de faire deux courtes haltes et d'aborder, sans effort,  la légère montée vers la Chapelle des Frères. 

Un peu d'histoire :

"La première chapelle fut construite vers 1735 pour un ermite le frère Ignace Sentzenbach, qui vécut dans une petite maison à proximité jusqu' en 1757 ; cette chapelle fut détruite à la Révolution ; en 1854 le propriétaire d'une tuilerie de Turckheim, Marc Runecher fit reconstruire une chapelle de dimensions plus importantes ; elle fut consacrée en 1868 ; la pierre tombale d'Ignace Goetzenbach fut remise dans le sol de la nouvelle chapelle ; cette chapelle est surtout fréquentée par les paroissiens de Zimmerbach qui s' y rendaient en procession plusieurs fois par an (elle se situe au fond du vallon de Zimmerbach, bien que comprise dans le territoire de Turckheim)"

Il était midi lorsque nous sommes arrivés à Zimmerbach - cliquez où nous attendait un fort sympathique "Pot de l'amitié" offert par Monsieur Emile Ottmann, Maire de Zimmerbach. Vin blanc et kougelopf, fine mise en bouche avant le repas .
Sous la direction de François les membres de la chorale Arcalienne ont interprété la chanson de circonstance : "La marche des Arcaliens", et Annie a déclamé une bien belle poésie (cliquez ici)
Nous avons également appris, de la bouche de Monsieur J.C. Maurer, adjoint au maire, que le groupe de résistance de la Vallée de Munster et Kaysersberg, durant la deuxième guerre mondiale,  était dirigé par M. l'abbé Vuillemin (alias Capitaine Paul Marcel,) de Zimmerbach,

Et nous voilà à table "Au raisin  d'Or" à Zimmerbach, restaurant qui jouxte la mairie.
La terrine-crudité en entrée était excellente et les joues de porc accompagnées de choux rouges et de späzlés fondaient sous la langue. Une  mousse glacée au Kirsch a dignement clôturé ce festin "de roi".


Je ne peux donc que partager les éloges du "Petit fûté" :

"" Avant même de pénétrer au sein du Raisin d'Or, on sent qu'on va y passer un bon moment. La façade rouge à colombages de cette maison alsacienne typique, le balcon en bois, et les plantes sont autant de signes qui ne trompent pas. Une fois à l'intérieur, la bonne impression se confirme. Ce petit restaurant spécialisé dans la cuisine régionale est ravissant. Boiseries et pierres forment un savant mélange orné de quelques tableaux alsaciens, notamment des peintures de David Grandmaire, un artiste de Zimmerbach, connu pour sa série Jeannala & Seppala. Une cheminée en faïence et un fourneaux de l'époque de nos grand-mères donnent au lieu une atmosphère fort chaleureuse. Muriel et Joël Jamm savent recevoir et vous offrent des mini-bretzels en cadeau de bienvenue. Ensuite on se remplit la panse avec délectation. Que ce soit la tête de veau vinaigrette ou la choucroute on en a pour son argent. Le restaurant fait aussi traiteur et organise plusieurs fois par an des soirées thématiques autour de cuisine d'ailleurs (soirée mexicaine, antillaise, couscous) ou de plats généralement absents de la carte (harengs, carpe-frites). Mieux vaut réserver, les places partent vite... et c'est mérité ! ""

Toujours sous le soleil et dans la bonne humeur une  petite marche digestive a ramené les Arcaliens au parking de Turckheim !

Le temps était de la partie et   Yvan et Annie ont fait fort pour l'organisation de cette première sortie pédestre "avec restaurant" de la  cuvée 2011.
Merci à vous les amis !

Observations des oiseaux aquatiques dans la réserve du Taubergiessen à Rhinau


D'autres photos du circuit en  cliquant ici
C'est  Pierre Gradoz ✸, naturaliste,  et notre guide pour l'occasion, qui nous a fait découvrir cette parcelle de terres immergées, refuge de plusieurs espèces d'animaux hivernants (le deuxième de France après la Camargue).
 
✸ (Enseignant de formation,  Pierre Gradoz a toujours eu la passion de la nature. Ancien Président de la Société d'Histoire Naturelle, il est un ornithologue de réputation mondiale).

La balade-découverte nous a laissés pantois ; la beauté du paysage et la préservation de la forêt dans toute son authenticité lui confèrent un aspect féérique. Pierre Gradoz, (accompagné de son épouse) riche de son expérience et de son savoir, a su nous communiquer sa passion des oiseaux et de la nature en général.
De nombreux arrêts nous ont permis d'approfondir ce partage de connaissances et .... canards, cygnes, grèbes, martin-pêcheurs, goélands, mouettes, cormorans .....  n'ont plus de secret pour nous.
Je n'ai malheureusement pas réussi à prendre les clichés de toutes les espèces observées de loin  à travers jumelles et autres longues-vues.
Mais, à partir du guide ci-contre, je partage avec vous les photos des oiseaux rencontrés (en cliquant ici)

Rhinau-Kappel :Embouchure d'un ancien bras de divagation du Rhin, le cours d’eau Taubergiessen fut transformé en plan d'eau au début des années 1960 par des aménagements hydroélectriques. Ce secteur,  bien que situé sur la rive allemande, appartient à la commune alsacienne de Rhinau; il s'est retrouvé rive droite du fleuve suite aux travaux de rectification. Il est bordé à l'Ouest par le Rhin canalisé, à l'Est par des prairies du ried protégées pour leur richesse floristique et, au Sud, par la luxuriante forêt rhénane mise en réserve par l'administration allemande. La transition avec la forêt rhénane se fait progressivement par une zone forestière inondée, avec de nombreux arbres morts sur pied, lui conférant un aspect féerique. (la suite très intéressante sur le site en cliquant ici)

Après toutes ces découvertes nous avons déjeuné ensemble au Restaurant "Aux bords du Rhin" à Rhinau, 10, route du Rhin - 67860 RHINAU (Tél. 03  88 74 65 77) - L'Avis du  Petit Futé (ici)

Au Menu :
 Potage de légumes
Bouchées à la reine - Pâtes
Tarte aux pommes

Service et qualité irréprochables. Adresse à retenir.
Les photos de Francine en  cliquant ici
Les photos de François en cliquant ici

Visionnez cette petite vidéo de 1 mn 40: Pierre Gradoz nous parle des "cigognes"

C'est à Gérard Gallion que nous devons cette mémorable sortie - Tout était parfait -
MERCI GERARD