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Festival Eclat Urbain "ALFRED" Street art à Horbourg-Wihr - 17 et 18 août 2024




Quelques photos évolutives sur deux journées et prises sur place se trouvent ici

 Cet article dans le blog n'est pas "coutumier",  mais je ne peux résister à la tentation de partager avec mes amis arcaliens ces instants de grâce auxquels j'étais confrontée durant mon passage à Horbourg Wihr (tout à côté de Colmar).

Pour cette première édition "Eclat Urbain - Festival Alfred",  14 artistes de renom ont investi les murs de la salle Kastler (9 rue de Lorraine à Horbourg-Wihr)  créant des œuvres  qui émerveillent petits et grands.

Performances en direct, où chaque coup de bombe de peinture, chaque trait de brosse et chaque passage de rouleau ont pris vie sous nos yeux. Ce fut l’occasion idéale pour moi  de rencontrer les artistes et d’échanger avec eux. Il s'agissait de :

Jean Jerome, Woi Zo, Jibé, La fille Bertha, Williann, Vincent Bargis, M7, Allias, Anna Repullo, Clémentine Martinez, Chifumi, Kat & Action, Dede La Plume, Nana, Overcook.

Ces créations artisanales ne sont bien sûr pas éphémères ; vous pourrez toujours les admirer lors d'un passage dans la petite ville de Horbourg-Wihr (Salle Kastler).

Ecoutez le podcast en cliquant ici. 

A bientôt pour la rétrospective d'une prochaine sortie arcalienne.

Et voici un album des photos prises deux jours après la manifestation - photos finalisées et signées.

cliquez ici


Visite du Château Haroué et dégustation à la Maison de la Mirabelle à Rozelieures

 

I. Visite du Château Haroué



Après la pause déjeuner ainsi qu'une petite sieste bien méritée  nous voilà sur le chemin direction Château Haroué.
Autant la façade du Château de Lunéville laissait à désirer le château de Haroué nous a impressionnés par son aspect plus engageant.


Jade notre petite guide nous attendait devant le château en nous laissant entendre que ce château étant un bien privé les prises de photos des oeuvres exposées y  étaient interdites. Oh misère, me voilà bien frustrée 😒
 Jade a su compenser en se montrant particulièrement compétente et en gardant tout au long de la visite un  sens de l'humour bien rôdé.

Pour mémoire : 

""""Le Château de Haroué est un chef d'œuvre de style élégant du 18e siècle, créé par Germain Boffrand. L'architecte a souhaité en faire le symbole du temps qui s'écoule avec ses 365 fenêtres, 52 cheminées, 12 tours et tourelles et 4 ponts.

De nombreux artistes ont contribué à embellir les lieux par leurs œuvres. On peut citer entre autres, les grilles de Jean Lamour et les statues de Barthélémy Guibal.


Les visiteurs peuvent également y admirer un salon chinois décoré par Jean Pillement et des pièces de mobilier commandées initialement par Louis XVIII pour le château de Saint-Ouen. Enfin, le visiteur pourra apprécier un parc à la française et un jardin anglais."""

Quelques belles photos à découvrir en cliquant ici
 et pour les curieux son histoire ici

Jade ne manque pas de nous entraîner derrière le château pour nous faire admirer son magnifique parc (jardin anglais).


Nous avons eu également le plaisir de découvrir en fin de visite les oeuvres de l'artiste Michael Kenna.
""Michael Kenna, issu d’une famille d’origine irlandaise, est né en 1953 à Widnes (Lancashire), petite ville industrielle du nord-ouest de l’Angleterre. Après une scolarité au St Joseph’s College, séminaire catholique de Upholland, de 1964 à 1972, il passe une année à la Banbury School of Art (Oxfordshire). Il entreprend ensuite un cycle d’études de trois ans au London College of Printing, où il étudie la photographie et obtient, en 1976, son diplôme avec mention.  La suite ici ""

Et ... Petit album photos-souvenirs en cliquant ici


Le visite prend fin ..... "les meilleures choses ont une fin"

et nous revoilà en route vers la Maison de la Mirabelle à Rozelieures

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II. Dégustations à la Maison de la Mirabelle à Rozelieures







Raffinement et plaisirs gustatifs procurés par le Fruit d'Or de la Lorraine présenté sous toutes ses formes.
Exposition, film, son et lumière, dégustation et présentation de la gamme des produits ont répondu à toutes nos interrogations sur ce fruit et ses multiples déclinaisons ! 
Madame Grallet a su vanter les mérites de leurs produits ce qui a bien sûr aidé les Arcaliens à des acquisitions gustatives et olfactives  qu'ils ne regretterons certainement pas. Un verre d'une liqueur à la mirabelle nous a été gentiment offert.
Moi-même je me suis laissé tenter par une délicieuse confiture aux mirabelles .
Et bien d'autres Arcaliens par la gamme des Whisky exposés ou encore par celle de parfums élaborés "à base de fleurs des mirabelliers".



Pour les curieux le site de la Maison de la Mirabelle se trouve ici
et sur Facebook ici
Film, sons et lumières ont finalisé cette visite qui nous a tous bien enchantés.
Ainsi nous quittons la Maison de la Mirabelle. Un peu de fatigue s'est accumulée en fin de cette journée dense et bien remplie ..... Le chemin du retour sera propice à la récupération.
Un album de photos prises dans cet endroit magique se trouve en cliquant ici

dont nous remercions de tout coeur notre ami et référent Jean-Marie Auguy.


MERCI JEAN-MARIE





Visite du Château de Lunéville

 




Nous étions aujourd'hui 27 arcaliens avides de découvertes et curieux d'aller à la rencontre de ce patrimoine architectural et artistique "Lunévillois". 

Accueillis par les guides nous avons formé deux groupes ... et la visite commence !  

Je ne parlerai pas de ce vent furieux et agressif que nous avons pu occulter grâce au guide qui a su très vite capter notre attention.

De style sobre, mais élégant, le château classé "Monument historique" en 1998 attire chaque année des milliers de visiteurs. Les travaux engagés par le département effacent ici les traces du gigantesque incendie du 2 janvier 2003 et les hommes de l'art se sont apprêtés à nous rendre, pour le transmettre aux générations futures, l'un des plus beaux et plus grands ensembles architecturaux et paysagers du XVIIIème siècle. 

Dès l’an mille, un château fort construit en bois est attesté. Ce château féodal devient la résidence de villégiature des ducs de Lorraine à partir du XIIIe siècle.

Au début du XVIIe siècle, le duc Henri II démolit l’ancien château et en construit un nouveau, plus moderne. Celui-ci fut très endommagé lors de la Guerre de Trente Ans (1618-1648).

En 1702, la ville de Nancy est occupée par les troupes de Louis XIV. Léopold Ier, duc de Lorraine, se réfugie à Lunéville. Le château devient dès lors sa résidence officielle. Afin d’asseoir son prestige, il a souhaité le reconstruire. Les travaux ont débuté en 1701 pour s'achever en 1723. L’architecte choisi par Léopold est Germain Boffrand, élève de Jules Hardouin-Mansart, le célèbre architecte du château de Versailles. Lunéville devient dès lors le « Versailles lorrain ». ........

la suite en cliquant ici

Vous trouverez sur ce site (pour les plus curieux) les détails sur la vie à la cour au 18° siècle -  les ducs et les duchesses - les personnes illustres liées à la cour - les jardins au temps des ducs de lorraine - l'incendie du château.



Nous sommes entrées par la salle des gardes (occupée par les gardes du corps chargés d'assurer la sécurité des lieux ...), suivie de la salle de la livrée (première antichambre de salle d'attente avant de pénétrer dans les appartements du duc ...).


Nous avons ensuite rejoint la chapelle (7ème chapelle utilisée par le Duc Léopold depuis 1698....)

(Aujourd'hui cette chapelle est un écrin pour la musique baroque et la voix.)


puis la cuisine - un😃 WC avec chasse d'eau ! (eh oui déjà) ....

et descente dans les salles voûtées  dans lesquelles arrivaient les tonneaux dont le vin était mis ici en bouteille.


Au fil des pérégrinations dans ces endroits surprenants nous avons fait de nombreuses autres découvertes :  faïencerie -  robes d'apparat des duchesses. - sculptures -      maquettes - statues - etc etc et notamment celles du bébé-nain ….




…. "bébé" dont vous pourrez "découvrir" l'incroyable" histoire en vous rendant sur Wikipédia en cliquant ici

Nous avons ensuite rejoint l'arrière du château donnant sur un joli parc que nous n'avons pas parcouru mais que nous avons pu admirer de loin.

(promis, nous reviendrons par beau temps!!!)




L'album des photos prises lors de cette visite se trouve en cliquant ici

Nous nous sommes ensuite rendus "Au Petit comptoir" 👈 clic , restaurant se trouvant à une toute petite distance du Château.




Petit apéro et délicieux menu concocté par notre ami Jean-Marie, référent de la sortie.

- Quiche Lorraine (cela va de soi 👌)

- Rôti de porc aux champignons

- Parfait glacé à la Bergamote + Madeleine

La suite de cette journée : 

après le repas "Visite du Château de Haroué" chef-d'œuvre du XVIIIe siècle à 30 km de Nancy, visite qui fera l'objet du prochain résumé sur le blog.

Visite insolite de Ribeauvillé - Jeudi 20 avril 2023

 


Située sur la Route des Vins, entre vignoble et montagne, Ribeauvillé est une charmante cité qui a su valoriser son patrimoine historique.

Au Moyen-âge, la cité était le siège de la Seigneurie de la famille des Ribeaupierre (d’où le nom de la ville de Ribeauvillé).......

La suite ici. 

Notre guide de ce jour, Bernard SCHWAB, a plus d'une corde à son arc, et c'est ce à quoi nous serons confrontés  durant cette visite guidée de Ribeauvillé....

Bernard Schwach partage son temps entre Ribeauvillé et la Chine où travaille Carole, sa fille, ainsi que son gendre. Julien Kauffmann


Visite guidée des plus instructives et néanmoins ludique.

Le parcours démarre ; plusieurs arrêts sont prévus :

Un petit aperçu  en début de parcours devant une vue de Ribeauvillé en 1644.  


Un premier arrêt s'impose :



Cette belle maison à colombages, transformée en auberge en 1840, se nomme en Alsace Pfifferhüss. A l’extérieur, on peut y admirer un oriel de 1663 de plan trapézoïdal avec l’inscription « Ave Maria Gracia Plena » rappelant le pèlerinage du Dusenbach dédié à la Vierge Marie. L’oriel est décoré de deux statues de bois représentant la Vierge Marie et l'ange Gabriel. 


Nouvel arrêt :  La Halle au Blé : 

Cet édifice construit en 1517 de style Renaissance abrita successivement la halle  aux  blés,  la  Chambre  des  Bourgeois,  le  poêle  communal  et depuis la Révolution française, la mairie. Au-dessus de la porte en arc brisé, un panneau sculpté de 1517 présente les 4 blasons, les heaumes des duchés et seigneuries dont dépendait Hunawihr.

Et nous voilà près des remparts ...


On retrouve les vestiges du rempart nord avec ses meurtrières, à l’arrière de l’actuelle Médiathèque. À cet endroit le mur a plus d’un mètre de largeur et une hauteur de 9,50 m. On distingue encore une tour en demi-cercle, d’un diamètre de 5,80 m avec des murs de 1,90 m d’épaisseur.

suivi du quartier juif :


La petite rue des Juifs débouche sur la cour des Juifs, ancien ghetto qui fut victime d'un pogrom au début du 15e s. Au fond, un étroit passage et un escalier de bois conduisent aux remparts et à la Tour des Voleurs. Cette ancienne tour défensive, érigée en 1291 et remaniée au 15e s., est haute de 18 m. Elle est pentagonale à l'extérieur et carrée à l'intérieur.

Nous poursuivons la visite en allant de découverte en découverte .
Arrêt devant la cour des Nobles de Rathsamhausen. 


 Et un peu d'histoire sur l'architecture étay
ée par ces belles maison à colombages


Puis... arrêt place de l'ancien hôpital :


Nous sortons maintenant des sentiers battus :
Ruelle insolite  et quartier  chaud .... 
                                                                    WC extérieurs




Nous nous rendons ensuite à l'Hôtel de Ville. Nous sommes des privilégiés 😆. Ces visites n'étant pas en temps normal programmées par l'office de Tourisme.

Il y aurait mille aspects à vous faire découvrir quant à cette visite insolite. Des tableaux, des trésors, inestimables , une vitrine dédiée à CAROLA,  de splendides armoires, une tapisserie japonaise. 

Je vous en laisse découvrir certains aspects en visionnant l'album-photos. ici

La visite guidée tire  à sa fin . Applaudissements ...... 
Bernard SCHWAB  a su partager avec nous sa passion de ce monde Ribeauvillien ???   
Merci mille fois à lui
Et .... aussi à  Jean Louis WILLEM 
 Arcalien  référent de nous avoir fait profiter de cette perle alsacienne.

Je me rappelle m'être mainte et mainte   fois promenée à Ribeauvillé sans en soupçonner autant de richesses.

Cinq siècles d'histoire du vignoble Alsacien



Lorsqu'on visite les villages viticoles alsaciens, on est impressionné par l'importance et la richesse des villes et des maisons au 15e et surtout au 16e siècle par les viticulteurs, à leur usage propre, avec les revenus provenant exclusivement de la commercialisation de leurs vins. Les viticulteurs alsaciens étaient dynamiques et très riches à l'époque.
L'origine et les raisons de cette aisance remarquable est intéressante à étudier :
Pour réussir, le viticulteur devait produire des vins qui, du fait de leur composition et structure naturelle, se conservaient bien et pouvaient donc se transporter sur de grandes distances. ils devaient être exportables, sans danger d'altération à une époque où la vinification était encore un mystère et non une science.

Le vignoble devait, en outre, être situé près d'une voie navigable coulant vers des régions à population riche qui recherchaient de bons vins et n'en produisaient pas. L'Alsace était, à cette époque, le vignoble le plus au sud (ayant donc le meilleur climat) près de voies navigables (le Rhin) coulant vers le Nord. La Méditerranée, contrôlée par les Arables, avait perdu toute importance du point de vue du commerce viticole.

Le commerce d'Europe du Nord, de la Baltique, la Suède et la Russie était, en grande partie, contrôlé par les villes de la Hanse et les Hollandais. Le commerce du vin sur le Rhin - le plus grand axe économique Européen qui, par chance, passait par l'Alsace - était, du 11e au 16e siècle, le quasi monopole de deux villes : Strasbourg et Cologne.

Ceci explique les chiffres remarquables d'exportation des vins d'Alsace. P. ex. : en 1481, plus de 600 000 hl. Rien que Colmar : 110 000 hl en 1393 et 100 000 hl en 1452. Nos vins, bien sûr, remontaient également le Rhin vers la Suisse.

Ces chiffres surprenants sont connus en partie pour Strasbourg. Cette ville impériale, indépendante, avait le monopole du transport (donc du commerce du vin) entre Bâle et Mayence, réalisé par l'habile corporation des Bateliers, et la ville comptabilisait, pour des raisons fiscales bien sûr, toute exportation.

Les chiffres pour Colmar sont les plus précis, car les livres de compte n'ont pas disparu. Le vignoble alsacien était donc bien le premier vignoble Européen en importance et en volume vu la qualité et la quantité de ses produits exportables, excepté peut-être Bordeaux ?

Les raisons de ce succés sont, aussi, en partie, techniques. Tous les vins restaient, à l'époque, en fût pendant 2 à 3 ans et étaient soumis à de nombreux soutirages annuels pour les clarifier

Seuls les produits de qualité ayant la structure permettant de supporter ces traitements de chocs pouvaient, par la suite, être exportés. Les autres devaient être bus sur place, où le vin restait une boisson de consommation courante et non un article de luxe pouvant atteindre un prix élevé.

Cette brillante période s'est brutalement terminée par la terrible Guerre de Trente ans (1618-1648) où 90 % de la population ont été exterminés, ou ont disparu à cause de la famine et des épidémies. Par exemple :

Riquewihr en 1610 compote 22445 habitants, en 1636 74 habitants
Bergheim en  1610 compte 2600 habitants, en 1650 20 habitants

De plus, le Rhin, jusqu'alors axe commercial et créateur de richesse, est devenu une frontière dangereuse entre deux états souvent en guerre. L'Alsace perdra brutalement ses meilleurs débouchés (sauf la Suisse), son importante économique, son dynamisme et sa richesse, d'autan t plus qu'elle était considérée comme une "provin ce réputée étrangère" par Versailles et n'a pas pu trouver de nouveaux débouchés en France.

Un autre changement, non moins important, intervint. Pour palier au manque d'habitants, des immigrants sont venus de Suisse et d'autres régions plus au sud, qui avaient été moins impliqués dans cette funeste guerre. Attirés par la richesse des sols, le bon climat et les maisons laissées à l'abandon mais non détruites (leur beauté actuelle le prouve), pleins de courage, ils ont retravaillé la vigne et repris la production de vin. Mais, ces "nouveaux Alsaciens" avaient quitté leurs régions d'origine: ouvriers, agriculteurs ou artisans, en général très pauvres, pleins de bonnes intentions, sans doute, mais sans connaissance viticole. Ils n'avaient plus aucune notion de l'importance  de la qualité que leurs prédécesseurs avaient acquis au cours des siècles ni au un contact commercial avec les anciens clients.


Les échanges commerciaux avec l'Europe du Nord, furent grandement perturbés sinon interrompus car les villes commerçantes de la Hanse avaient progressivement perdu leur influence.

Pour notre belle région et son vignoble ce fût la décadence lente, mais ininterrompue pendant trois siècles. Nous ne devons jamais oublier cette triste vérité.

Après la première Guerre Mondiale, en 1917, les Vins d'Alsace n'existaient plus. La situation du vignoble était dramatique car maladies et insectes, contre lesquels on ne savait pas se protéger, ont détruit les récoltes et même les vignes. Qui se  souvient encore que de 1901 à 1908 le rendement moyen oscillait autour de 6 hl/ha ?

C'était la misère noire. Les faux prophètes furent très nombreux et souvent suivis. Une réflexion pour la survie de notre vignoble s'imposait
. Heureusement, en viticulture, vu la pérennité de la vigne, tout changement est très lent. On a le temps de réfléchir et infléchir une politique qui s'avère fausse. C'est ce qui s'est passé ... heureusement !

Grâce à quelques hommes, possédant une vision d'avenir, une faculté de convaincre en donnant l'exemple et un courage que les générations actuelles devraient admirer. Il faut rendre, ici, hommage à M. Paul GRENIER, viticulteur de Mittelwihr et es amis. L'Alsace a effectué un changement radical vers la qualité, la vraie, celle qui commence dans la vigne.

 Nota : ce  document émane de la Maison HUGEL & Fils à Riquewihr (Haut-Rhin), viticulteurs de père en fils depuis 1639 lors d'une dégustation dans leur cave.
(cliquez ici)


Vieillir selon Bernard PIVOT


Extrait de son livre paru en avril 2011 : Les mots de ma vie

Vieillir, c’est chiant. J’aurais pu dire : vieillir, c’est désolant, c’est insupportable, c’est douloureux, c’est horrible, c’est déprimant, c’est mortel. Mais j’ai préféré « chiant » parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste.
Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira. Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance. On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant. On était bien dans sa peau. On se sentait conquérant. Invulnérable. La vie devant soi. Même à cinquante ans, c’était encore très bien. Même à soixante. Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme. Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps – mais quand – j’ai vu le regard des jeunes, des hommes et des femmes dans la force de l’âge qu’ils ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge. J’ai lu dans leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard. Qu’ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables. Sans m’en rendre compte, j’étais entré dans l’apartheid de l’âge.
Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants. « Avec    respect »,    « En    hommage    respectueux »,    Avec    mes    sentiments    très respectueux». Les salauds! Ils croyaient probablement me faire plaisir en décapuchonnant leur stylo plein de respect? Les cons! Et du « cher Monsieur Pivot » long et solennel comme une citation à l’ordre des Arts et Lettres qui vous fiche dix ans de plus!
Un jour, dans le métro, c’était la première fois, une jeune fille s’est levée pour me donner sa place. J’ai failli la gifler. Puis la priant de se rasseoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, si je lui étais apparu fatigué. « Non, non, pas du tout, a-t-elle répondu, embarrassée. J’ai pensé que... » Moi aussitôt : «Vous pensiez que...? -- Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir de vous asseoir. – Parce que j’ai les cheveux blancs? – Non, c’est pas ça, je vous ai vu debout et comme vous êtes plus âgé que moi, ç’a été un réflexe, je me suis levée...-- Je parais beaucoup beaucoup plus âgé que vous? –Non, oui, enfin un peu, mais ce n’est pas une question d’âge... --Une question de quoi, alors? – Je ne sais pas, une question de politesse, enfin je crois...» J’ai arrêté de la taquiner, je l’ai remerciée de son geste généreux et l’ai accompagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un verre.
Lutter contre le vieillissement c'est dans la mesure du possible ne renoncer à rien. Ni au travail, ni aux voyages, ni aux spectacles, ni aux livres, ni à la gourmandise, ni à l'amour, ni à la sexualité, ni aux rêves. Rêver, c'est se souvenir tant qu'à faire, des heures exquises. C'est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent. C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie. La musique est un puissant excitant du rêve. La musique est une drogue douce. J’aimerais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant soit l’adagio du Concerto no 23 en la majeur de Mozart, soit, du même, l’andante de son Concerto no 21 en ut majeur, musiques au bout desquelles se révéleront à mes
yeux pas même étonnés les paysages sublimes de l’au-delà. Mais Mozart et moi ne sommes pas pressés. Nous allons prendre notre temps.
Avec l’âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement. Nous ignorons à combien se monte encore notre capital. En années? En mois? En jours? Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital. Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération. Après nous, le déluge? Non, Mozart.

La grande illusion de Jean-Jacques Bollack - CULTURE - France 3 Régions - France 3




Catégorie : Sculpteur - Aquarelliste 
Originaire des Pyrénées-Orientales, Jean-Jacques BOLLACK, né en 1947, arrivé en Alsace en 1963 pour des raisons professionnelles, a découvert cette belle région et ses incroyables trésors et en particulier l’impressionnant château du Haut-Koenigsbourg. Le château est situé à une douzaine de kilomètres à l’ouest de Sélestat (Bas-Rhin).
En 1975, lorsqu’il effectua son service militaire au 2ème régiment du Génie à Metz en tant que jeune architecte, l’Arrondissement des Travaux du Génie l’avait consulté pour un projet de restructuration pour une journée au quartier Abbatucci à Neuf-Brisach.
Artiste peintre confirmé Jean-Jacques BOLLACK depuis 2002 réalise des carnets de voyage, croquis et aquarelles sur tous les continents sauf l’Océanie. C’est en 2010, qu’il entreprit des recherches sur les lieux de tournages de LA GRAND ILLUSION de Jean RENOIR (1937).
Décidé de retrouver les principaux lieux du tournage du film, avec le concours des habitants de la région, six plans du film ont été réalisés sur les secteurs de Volgelsheim et Neuf-Brisach ainsi que sur les hauteurs de Fréland. Il a également retrouver entre autre le rocher « de la dispute », que l’on voit dans le film, tout comme la gare de Volgelsheim, l’usine de fécule, la caserne Abbatucci et le canal du Rhône au Rhin ; l’ancienne gare de briques rouges de Neuf-Brisach (démolie après la guerre) et la Porte de Strasbourg.
La réalisation des 54 aquarelles représentant les 54 plans extérieurs du film LA GRANDE ILLUSION pouvait ainsi commencée. Ses réalisations d’une qualité remarquable sont l’aboutissement d’une enquête qui a pris plusieurs années de recherche.
Aujourd’hui Jean-Jacques BOLLACK fait partager sa passion et présente ses aquarelles dans la région dont Volgelsheim avait été plus particulièrement choisi pour une exposition de ses aquarelles, car « depuis la salle des fêtes on pouvait bien voir les lieux du tournage comme la gare de Volgelsheim, Vieux-Brisach, le château du Haut-Koenigsbourg et les montagnes de Fréland »..

La vidéo est visible en cliquant sur le lien ci-dessous :


La passion du vélo et du ski de Bernard Buch d' Andolsheim



 Un reportage fort sympa - les exploits d'un compatriote handicapé. J'en laisse les " curieux" juges en visionnant la vidéo de notre ami Arcalien Jean -Jacques Bollack

 cliquez ici


Moselle tourisme .....



Un pays par lequel nous sommes déjà passé mais où il reste tant de choses à découvrir !

Robert Friant, Délégation de Sarrebourg, nous envoie de superbes images !

Cliquer ici pour la visite de la Moselle ....

à suivre ! pour de nouvelles aventures ... en Moselle !

La tête du Bailli de Hagenbach au Musée Unterlinden de Colmar



Très curieuse de l'histoire de cette tête momifiée,  à la suite d'une visite guidée du Musée Unterlinden de Colmar, j'ai obtenu de la part de Monsieur Benoît Belcourte, Attaché de conservation au Musée , la notice de l'expo "Histoire de squelettes" qui s'est tenue à Strasbourg en 2005 où la tête du bailli de Hagenbach était montrée. Je l'en remercie vivement et ai le plaisir de  partager cette  notice  avec les lecteurs du blog :

"" La tête momifiée dite de Hagenbach est l'une des pièces momifiées les plus anciennes conservées dans les collections régionales. Elle figure dès 1796 (18 brumaire de l'an V) parmi les collections de l'Ecole Centrale du Haut)-Rhin de Colmar, installée dans les bâtiments de l'ancien Collège National. Pièce emblématique d'un "premier musée national", cette tête momifiée symbolisait aussi les idées de la Révolution française, par cette mise en valeur du sort réservé à Pierre de Hagenbach, bailli de Charles le Téméraire décapité à Brisach en 1474 pour avoir abusé de son autorité. Même si l'origine de cette tête est certainement toute différente, elle demeure le rare exemple d'un procédé d'embaumement pratiqué durant le Moyen Âge.
La tête attribuée à Pierre de Hagenbach, associée à deux mains droite et gauche en connexion avec les os de l'avant-bras, ont fait l'objet d'une mise en scène lors de leur entrée dans les collections de l'Ecole centrale. L'un des commissaires chargé de la sauvegarde et de la conservation des oeuvres, Jean-Jacques Karpff, un ancien élève de l'atelier du peintre David, fit réaliser un support en bois de hêtre teinté en noir et une vitrine en verre qui ont contribué à mettre cette pièce en valeur. Elle constitue rapidement l'élément central des collections de curiosités censées rassembler le patrimoine scientifique du Haut-Rhin. Elle figure à nouveau dans la collection d'anatomie humaine et comparée  rassemblée par Charles-Frédéric Faudel dès 1860, mais son attribution à  Pierre de Hagenbach est déjà considérée comme douteuse. En 1872, la pièce est exposée dans les vitrines de la galeie Est du Musée de Colmar, à côté des préparations anatomiques des docteurs Puthod, Renard et Belin.

Coupée à la base du cou, la tête appartient à un homme mature. Les cheveux roux coupés courts, il présente une calvitie partielle et une petite moustache. Une plaie dans le cuir chevelu apparait au niveau du pariétal gauche. La peau présente un couleur foncée due à la dessiccation et l'adjonction probable de produits de conservation. Les avant-bras en connexion avec les mains présentent le même état de conservation,  à l'exception des radius et ulna qui ont subi un décharnement actif. La présence de petites incisons sur les diaphyses évoque en effet l'enlèvement volontaire de la peau et des muscles à ce niveau. La tête momifiée de Colmar, aujourd'hui conservée au Musée d'Unterlinden, a intrigué bon nombre d'observateurs et c'est le curé Rossmann de Brisach qui a apporté les informations les plus précises au sujet de sa véritable origine. La tête aurait été prise en 1796 par les armées françaises dans la cathédrale de Fribourg et déposée à Colmar la même année. En l'absence de toute réclamation, elle serait restée à Colmar depuis cette date, alors que d'autres pièces exigées par les Français ont été restituées en 1801 lors du traité de Lunéville. D'après les informations transmises par Rossmann, la tête appartient à un chevalier de l'Ordre de Malte ou du couvent des Hospitaliers de St Jean. Elle aurait été transportée dans la cathédrale de la ville à la suite de la destruction des églises et du couvent des Hospitaliers lors de l'agrandissement des fortifications de Fribourg par LOUIS XIV, après le traité de Nimègue. La tête et les bras étaient attribués à un chevalier décédé lors des croisades, après avoir été fait prisonnier par les Turcs qui lui auraient coupé la tête et les mains. Ces restes auraient été rendus, par dérision,  aux Croisés, probablement lors d'un siège.

Quelques remarques s'imposent après l'examen de la tête et des avant-bras. Il apparaît très clairement que la tête a fait l'objet d'une préparation assez complexe , qui ne permet plus de vérifier si la tête a été décapitée. En effet, bien que la peau soit conservée à la hauteur des vertèbres cervicales, ces dernières ont été retirées, ainsi que l'ensemble des tissus musculaires adhérents à ces os. Le trou occipital apparaît bien nettoyé et la cavité cérébrale ne présente aucun  résidu issu de décomposition du cerveau ou de la dure-mère. L'enlèvement du cerveau semble évident et il est fort probable que les vertèbres cervicales ont été retirées afin de ménager un accès direct au trou occipital. L'éviscération mise en évidence rappelle bien qu'il s'agit ici d'une mesure conservatoire. Il en va de même pour les membres supérieurs  dont le décharnement actif apparaît évident au niveau des diaphyses des os de l'avant-bras, alors que les mains ont subi une simple dessiccation. La couleur de la peau signale probablement l'utilisation de produits de conservation, comme le laisser supposer un résidu de produit svisible sur les dents. Mais ces produits ont pu être  appliqués lors de la première présentation de la pièce à Fribourg, ou bien en 1796 à Colmar.       
Ces observations peuvent être mises en relation avec un mode de conservation des corps pratiqué dès le 10e siècle. Il consistait à découper le corps en morceaux, afin de faciliter son transport et sa conservation. Aussi, bien que des pratiques d'embaumement soient déjà effectuées dès le Moyen-Age, ce mode conservatoire plus expéditif est surtout lié à la volonté de déplacer un corps sur une longue distance. Il en est ainsi pour le corps de l'Archevêque Regnaud de Cologne, décédé en 1176. En France, cette pratiqué nommée "mos teutonicus", n'apparaît que durant le 13e siècle, alors qu'elle est courante dans l'empire dès le 12e siècle, avant d'être interdite à tous les Chrétiens par une bulle de Boniface VIII en 1299. C'est probablement le fait de bouillir le corps qui a le plus choqué les esprits, ainsi que le morcellement du cadavre, incompatible avec les croyances religieuses. Si les mentions de corps bouillis, comme par exemple pour le roi Louis IX, ne permettent pas de préciser si toutes les parties du corps sont concernées par ce procédé, il est possible d'envisager d'autres méthodes de décharnement, comme celle pratiquée pour la tête de Colmar. Il reste à valider cette hypothèse par une datation radiochronologique, mais les observations laissées par Rossmann sont compatibles avec les pratiques conservatoires connues à la fin du Moyen Âge ""
Eric BOËS

Intéressant, non ? La tête sortira des réserves et sera exposée lors de l'achèvement de l'extension du Musée ( en 2014 ?  )