L'origine de la cuisine Alsacienne

 
"Baeckeoffe"
Plat typiquement alsacien réservé autrefois aux jours de lessive. La ménagère apportait la potée préparée au boulanger (qui la laissait cuire trois heures dans son four ) et la recherchait à midi pour être dégustée en famille.


Cet article fait référence au message "La Matelote" (cliquez ici)

Si l'on veut comprendre sociologiquement ou, comme on dit concrètement, il n'y a pas de doute que la cuisine alsacienne n'est pas d'origine paysanne, sauf l'un ou l'autre plat.  
Elle est d'origine bourgeoise sans donner un sens péjoratif à ce terme? De plus, à part l'un ou l'autre plat comme le foie gras, elle est l'oeuvre de femmes, et non pas de cuisiniers masculins patentés.



Ce constat fait, le professeur Julien Freund (sociologue et philosophe français - 1992/1993, lors du séminaire pour la promotion de la gastronomie alsacienne organisé à Illhaeusern par le Club Prosper Montagné le 7 janvier 1980, précise que la cuisine alsacienne purement paysanne était assez mauvaise. elle servait simplement à la survie alimentaire d'une grande partie de la population.


Il a fallu la renaissance des villes à partir du 12ème siècle, c'est-à-dire l'apparition d'un véritable commerce et d'un artisanat pour que l'on commença aussi en Alsace à s'interroger sur une cuisine de rang supérieur. Elle devenait un  signe d'appartenance sociale. Mais il faut aussi signaler que les échanges entre le sud et le nord de l'Europe à partir du 16ème siècle ont contribué à donner son style et son esprit à cette cuisine, en particulier, l'influence italienne en ce qui concerne les pâtes.

Ce qu'il y a de spécifique en Alsace, ce n'est cependant pas uniquement le développement des villes, mais aussi les relations avec la campagne, en raison de la diversité que constitue les villages de la plaine, des côteaux et des vallées.

Il faut à ce propos insister sur l'importance de la viticulture car les grandes cuisines se sont développées partout où l'on plantait la vigne. La cuisine alsacienne est enfin liée au genre d'habitat, puisqu'il y a un habitat rural et citadin spécifique en Alsace. Les moeurs constituent des ensembles qui se conditionnent réciproquement.

Le professeur Freund affirme qu'il y a lieu de lier également le développement de la cuisine alsacienne à l'épanouissement culturel de l'Alsace dans les sphères de la littératures et de l'art.


L'importance de nos rivières offrait une exceptionnelle variété de poissons.

 L'Alsace est bordée  par un très grand fleuve, le Rhin, et traversée du sud au nord par une importante rivière, l'Ill, qui se jette dans le Rhin et qui absorbe sur son passage une infinité d'autres rivières et de ruisseaux descendant de la montagne. A cette époque où le cours du Rhin n'était ni endigué, ni régularisé, il pouvait étendre ses tentacules sur une partie de la plaine en déversant son trop plein dans les réserves naturelles tel que le Ried.


Charles Gérard dans son livre "L'Ancienne Alsace à table" cite comme variétés de poissons de plaine :
La carpe, le brochet, la perche, le rosse, le nase, le meunier, le gardon, le barbeau, la tanche, la lotte, le goujon, la brème, l'ablette, le véron, le chabot, l'anguille qui pouvait avoir un poids de 8 livres et mesurer 1,20 mètres. Quant au Rhin, il fournissait le saumon, la sandre, le goujon de mer, le barbeau, l'alise, la lamproie et même parfois l'esturgeon qui encore en 1850 aurait remonté régulièrement le fleuve jusqu'à hauteur de l'Alsace. Dans la montagne régnait la truite et l'ombre. Nous sommes d'autre part familiarisés de toute ancienneté avec les écrevisses.

Charles GERARD évoque l'époque où nos rivières et ruisseaux, que bordaient des arbres touffus, avaient des volumes d'eau plus considérables et plus constants.

Autrefois, nos cours d'eau étaient animés par des populations aquatiques nombreuses et pressées qui se reproduisaient librement avec cette fécondité phénoménale que la nature leur à départie.

Comme on ignorait la pollution, on peut s'imaginer quel paradis notre province représentait pour les poissons et quel rôle important ceux-ci jouaient pour l'économie de la région.

Le professionnalisme de des pêcheurs matelots de l'époque :
Savez-vous qu'ikl existait jusqu'en 1521 une corporation de pêcheurs ?
Ces pêcheurs matelots exerçaient c e métier qui faisait vivre leurs familles. C'est ainsi qu'au 13ème siècle, 1500 pêcheurs habitaient le long de l'Ill.

En 1789, Strasbourg comptait encore  96 pêcheurs sans leurs compagnons.

Il ne reste aujourd'hui qu'un seul artisan pêcheur professionnel sur le Rhin, Adrien VONARB de Balgau. C'est le fournisseur de poissons d'eau douce de Haeberlin , Husser, Jung ......


Nostalgie ? eh oui ...


Sur le Hohrodberg


Ce vendredi la météo est optimiste, une légère acalmie . Nous ne sommes pourtant pas nombreux
et c'est sur le Hohrodberg que nous amorçons notre marche facile du vendredi matin. Nous marchons dans la brume mais petit à petit le ciel s'éclaircie.

Le hohrodberg :
Anciennement regroupé avec Munster jusqu'en 1847, le nom de Hohrod vient de « Hoch » (haute) et Roden (défrichement). La première origine connue remonte au XIIIe siècle sous le nom de « Hoenrod ».

Hohrod fut un important champ de bataille pendant la Première Guerre mondiale.

Nous rencontrons en effet sur le circuit historique 1914-1918 Hohrodberg-Linge quelques vestiges de la première guerre mondiale : installations par les allemands de postes de commandement, de canon de campagne et même une stèle érigée en souvenir d'un bonbardier anglo-canadien qui s'est écrasé le 7 janvier 1945 (seconde guerre mondiale).

L'album-photo en cliquant ici

Nous marchons durant deux bonnes heures et arrivons aux environs de midi au Restaurant ROESS sur le Hohrodberg.



La paisible maison abrite les richesses de l'art de vivre en Alsace, terre de tradition et de gastronomie. M.Roess, le chef, vous propose une cuisine raffinée à base de produits frais de saison et mitonne des spécialités régionales accompagnées des meilleurs vins français et alsaciens. … la suite sur leur site en cliquant ici

Moment de détente, d'amitié, d'échange ..... et de gastronomie
Merci à nos guides !

L'Eglise-Abbatiale d'Ebersmunster

 
 Photos ici

Et cette "mémorable" journée dans le Bas-Rhin s'est soldée par une courte visite "guidée"de la magnifique Abbatiale d'Ebersmunster (XIIe siècle).

Dressant fièrement ses trois tours, visibles de très loin, au-dessus d’une pittoresque concentration de toitures couvertes à l’ancienne, au cœur d’un village typique du Ried (zone humide entre Ill et Rhin) qu’irriguent de manière charmante plusieurs bras de l’Ill, l’abbatiale d’Ebersmunster est sans aucun doute le monument baroque le plus spectaculaire d’Alsace.
la suite en cliquant ici

Ne dit-on pas qu'à ce jour, dans la plaine d'Alsace, l'église Abbatiale d'Ebersmunster règne sur le monde des rivières.

 Notre journée se termine ; nous rejoignons le bus qui nous attend ... direction Colmar ...

Journée réussie, à inscrire dans les annales !

"La Matelote" aux "Deux Clefs" à Ebersmunster




Après la visite de l'usine LABONAL , nous nous sommes donc rendus en bus à Ebersmunster où nous attendait la traditionnelle - savoureuse Matelote Alsacienne préparée par le chef cuisinier Jean-Jacques BAUR dans son restaurant "Aux Deux Clefs".leur site en cliquant ici
- En première assiette nous avons apprécié l'anguille sans laquelle il n'y apas de matelote et le sandre.
- En deuxième assiette ont suivi le brochet et la truite saumonée, le tout accompagné d'un excellent Edelzwicker "Lorentz" de Bergheim.
- Les sorbets ont permis de saluer le talent de Jean-Jacques Baur qui est également professeur de Pâtisserie au CFA de Colmar et de découvrir le "Mandelbäri", une spécialité d'Ebesmunster faite avec des abaisses de pâte sablée aux amandes meringuées montées en pyramide.

Pour la petite histoire :

"" La famille BAUR : une saga  de 5 générations

En 1880, la mère de Marie BAUR s'appelait Madeleine ; elle tenait l'Auberge des Deux Clefs à Ebersmunster. Ne dit-on pas qu'il y a toujours un bon restaurant en face d'une belle église. Longeant l'auberge, le Muhlbach, c'est avec les barques que les anciens cherchaient du sable pour le vendre aux constructeurs.

Un beau jour, ils se sont mis à la pêche ; ils ont attrapé de la friture qu'ils ont revendue aux gens d'Hilsenheim et d'Ebersheim, mais, à la longue, plus personne n'en voulait. C"est en buvant tous les matins leur schnaps chez Lenel (diminutif de Madeleine), que les anciens lui disaient : " Toi tu pourrais faire quelque chose dans ton auberge, car plus personne ne veut acheter nos poissons".

Elle commence donc à faire de la friture et des poissons en vinaigrette. Les pêcheurs livrèrent anguilles, brochets et tanches. Marie, la fille de Madeleine leur disait: "Je veux faire un bon court-bouillon et essayer une bonne sauce" Comme son fils apprenait cuisinier à Paris, il fallait le lui faire goûter. Elle l'avait bien réussie. Ceci devenait la matelote de la famille Baur.

Après Madeleine et sa fille Marie, le relais est assuré en 1984 par Angèle, la belle-fille de Marie. Angèle a passé 54 années derrières ses fours ; nombreuses sont les revues et publications qui vantent la matelote de la mère Baur dont une autre spécialité fut le brocheton à la crème.

C'est ensuite en 1985 que son fils Jean-Jacques et son épouse Hélène prirent le relais, alors qu'Angèle resta active à la cuisine jusqu'à l'âge de 80 ans.

C'est en 2000 que la famille Baur transforma ses locaux avec l'arrivée, en 2001 d'Alexandre, le fils de Jean-Jacques et petit-fils d'Angèle. Il sortait de l'Ecole Hôtelière avec un bac professionnel et travaillait ensuite dans les grandes maisons comme Haeberlin et Loiseau ...

C'est ainsi qu'est née la matelote de la famille Baur dont la célébrité s'est développée durant 5 générations. ""
Nous sommes sortis de table, rassasiés par cette matelote incomparable et, en prime, Jean-Jacques BAUR nous a guidés le long du Mühlbach, petite rivière qui contournant Ebersmunster ,  finit par se jeter dans l'Ile.

(petit album-photos - cliquez ici)


L'origine et l'histoire de la matelote Alsacienne ? La réponse à cette interrogation nous a été donnée par Jean-Paul Sitter, notre ami et délégué de Colmar, qui nous a ainsi permis d'en savoir un peu plus sur le sujet :

""Les pêcheurs matelots de nos cours d'eau confiaient la vente du poisson qu'ils ont pêché à leurs épouses, d'où la dénomination "Matelote" (femme de matelot) et c'est  avec les invendus que l'on faisait bouillir que naissait la matelote. A l'exemple de la bouillabaisse faite en méditerranée avec les poissons de mer invendus.
Ce n'est qu'après des années que ce plat primitif a connu, comme la cuisine alsacienne, une promotion qualitative avec l'apport de vin, de crème, de champignons ...""

La recherche d'authenticité quant à son origine n'était pas facile ! Le premier contact de Jean-Paul fut Paul Haeberlin, le célèbre chef de l'Auberge de l'Ile à Illhaeusern, dont le restaurant démarra avec l matelote que fit déjà son arrière grand-mère. Une date précise de la naissance de ce plat : impossible de fixer une date !


Ce fut un régal, une invitation à l'authenticité, celui d'un art de vivre dans une Alsace belle et entreprenante ! Merci Jean-Paul

et puis ... en complément un texte : "L"origine de la cuisine Alsacienne" en cliquant ici

Les Châteaux du Landsberg et d'Andlau

 


C'est Jean-Paul MEYER qui, ce mardi 11 mai 2010, nous a emmenés randonner dans le pays de l'Alsace Centrale. Vaste réseau, sentiers balisés, bien tracés.
Nous avons garé nos voitures derrière l'église protestante de Barr d'où nous sommes directement montés sur le coteau nord de Barr . Nous sommes passés par l'auberge du Moenkalb  avec tout à côté le Rocher Herrade (en souvenir de l'abbesse du Mont Sainte Odile qui a rédigé le Hortus Deliciarum).
Puis, nous nous sommes dirigés vers le Château du Landsberg. Magnifiquement restaurées,  les ruines du château se situent sur un éperon granitique à 590 mètres d'altitude et dominent les villes de Barr et de Heiligenstein (lire la suite sur le site en cliquant ici).

Notre ami Jean-Paul a réservé pour nous tout seuls l'Auberge Forestière du Hungerplatz située au carrefour d'Andalou, du Mont Sainte-Odile et du Hohwald. C'est dans une ancienne maison forestière de la forêt communale d'Andlau qu'Élisabeth et Claude Willem préparent une merveilleuse cuisine champêtre. (clic). Magnifique décor, sobre et très élégant, nappes et chemins de table en tissu (eh oui), service souriant et professionnel et et … surtout un très bon repas :

le Menu

Terrine - Salade
Rôti de porc
Légumes - Pommes sautées

Tarte de fruits (quetsches ou cerises)

Café avec le petit pousse-café clandestin (chut …) tiré du sac !



Mais il faut reprendre la route, enfin je veux dire les sentiers … ouf, ce n'est que de la descente. Et nous nous arrêtons au Château d'Andlau (XIVe siècle). Le château est bâti vers le milieu du XIVe siècle en terre d'empire, sur l'ordre d'un nommé Rodolphe d'Andlau. (la suite ici)

Une petite pluie commence à tomber - heureusement toute passagère: donc point d'attristement, la randonnée fût si belle !, mais nous hâtons nos pas. Nous traversons le piémont viticole et côtoyons le "Stotzhelm". Des ouvrières travaillent dans les vignes. Elles coupent les mauvais "éléments" au pied des ceps qui risquent d'affaiblir les plants.
L'album photos de Jackie ici

Allez, on rejoint le parking, on se dit au-revoir, à la prochaine fois … et encore merci - Jean -Paul

Le vignoble de Bergheim à St-Hippolyte

Cliquez sur les photos pour les agrandir !


 l'album entier en cliquant ici
et les photos de Pierre en cliquant ici

C'est par cette douce journée printanière que nous avons randonné aujourd'hui dans le vignoble,  de Bergheim à St-Hippolyte.

Première sortie pédestre avec restaurant de la saison 2010.

Nous étions nombreux, un  peu plus de cinquante.

Après avoir stationné nos voitures sur le parking à l'entrée de Bergheim nous nous sommes rapidement engagés dans le vignoble. Nous avons bénéficié à deux reprises du savoir de notre ami Charles, ancien directeur de l'INRA, petites conférences très passionnantes ...

 dont l'une devant le Château du Reichenberg (cliquez ici).
Le Château du Reichenberg (750 ans - Commune de Bergheim) est inscrit à l'inventaire supplémentaire des sites.
Et pour la petite histoire :
En octobre-Novembre 1988, la romancière Frédérique Hébrard est venue au Château du Reichenberg avec son mari Louis Velle, tourner le film "Le mari de l'Ambassadeur" avec Diane Bellego dans le rôle principal.

Nous avons traversé Rodern, petit village d'un peu plus de 300 habitants, situé au coeur du vignoble alsacien, au pied du Haut-Koenigsbourg, réputé pour son Grand Cru "Gloeckelberg" et son "Pinot Noir".

Une petite descente et c'est le clocher de l'Eglise Saint-Hippolyte qui se dessine au loin.

Gina,  guide de la journée, a réservé la grande salle-brasserie de l'Hôtel-Restaurant "LE PARC " à Saint-Hippolyte. (clic pour visiter leur site)  Et c'est dans un magnifique et élégant décor que nous avons dégusté le menu "gastronomique" "SURPRISE" à la façon  "SEPPI".


Presse de Saumon et de Sandre aux herbes
Crème de Raifort, petite salade

Filet Mignon de porc en croûte
Fricassé de champignons
Fricot de légumes

Gâteau Forêt Noire



Après cette "délicieuse halte"  particulièrement appréciée et comme de coutume dans une ambiance amicale, nous avons repris la route ... St-Hippolyte, Rorschwihr et retour au parking à Bergheim par les remparts.

Vestiges de l'enceinte fortifiée (vers 1316) Des fenêtres remplacent les créneaux.



Journée mémorable, tout était plus que parfait ... merci Gina ....

Du Mandelberg à Mittelwihr vers Riquewihr via Zellenberg




Au cœur du sentier viticole qui relie "les perles du vignoble " alsacien, le Mandelberg protège la vigne et la commune de Mittelwihr des rigueurs des vents du nord. La douceur méridionale dans la cité blottie aux pieds du vignoble, le caractère affable de ses vignerons et la générosité des vins issus du terroir, permet de situer "le midi de l'Alsace" au pied de "la colline des amandiers".




Photos prise en 2009 (clic)
Ce matin au programme "randonnées" : la marche "facile du mois". Donc pas de dénivelé, une endurance s'étalant au maximum sur une dizaine de kilomètres en 2/3 heures, et ... nous devions admirer les amandiers en fleurs sur le Mandelberg à Mittelwihr.
Un grand et magnifique soleil présent mais point de fleurs sur les amandiers. Trop tôt ? non Gina, notre guide,  ne peut s'être trompée dans ses prévisions ! tout simplement il a fait froid trop longtemps. Les bourgeons naissants laissent présager les petites fleurettes roses. Mais patience !!!


Magnifique et éphémère spectacle des amandiers qui fleurissent chaque année et annoncent le printemps et le bourgeonnement précoce de la vigne sur le Mandelberg.


""Un jour, Charlemagne, en route vers l'Italie, fit une halte sur les hauteurs de Mittelwihr, sans doute pour se désaltérer à la source des bons crus.
Lorsque sa caravane repartit, d'étranges coquilles jonchaient le sol. Les gens les enfouirent sous terre, pour éviter tout mauvais présage, et quelques temps après on vit fleurir des amandiers. Ainsi naquît, dans la légende, le "Mandelberg", la "colline des amandiers" où la vigne, dit-on s'épanouissait déjà à l'époque romaine.""



Nous avons marché trois bonnes heures à travers le vignoble, côtoyant Zellenbger et Riquewihr, quelques petites haltes, et c'est à midi 1/2 que nous sommes arrivés à "La Table de Riquewihr"(clic).

Cadre chaleureux, élégant et agréable où nous avons partagé un délicieux repas "gastronomique".

Nous devons ces moments de bonheur à Gina que nous remercions de tout coeur et ... à la prochaine marche facile .... le mois prochain !

De Kientzheim vers le chêne de la chapelle


Me voilà de retour sur les sentiers vosgiens ; ce n'est pas que j'ai "boudé" mes amis, mais j'ai cocooné, un peu trop peut-être. 
Quelques marcheurs du groupe du mercredi sont restés très stoïques. Ils ont randonné durant tout l'hiver et par tous les temps...
Mais aujourd'hui voici les premiers rayons de soleil annonciateurs de printemps ...  Nous étions une trentaine sur le parking des remparts à Kientzheim et c'est de là que nous nous sommes partis, grosses godasses aux pieds et bâtons aux poignets !

Dans les vignes de Kientzheim un original mémorial en grès des Vosges perpétue le souvenir de Joseph Schwartz, oenologue de métier, historien par passion qui fut Maire de Kientzheim et qui s'est battu pour la reconnaissance des grands crus sur lesquels la famille Blanck vendange tous les cépages nobles.


Nous avons suivi la  croix bleue - direction Riquewihr . Après environ 1 k 500 sur le macadam nous avons rejoint le chemin balisé triangle bleue. Une montée raide nous a amenés au Chêne de la chapelle  (Notre-Dame du Chêne - alt. 602 m) ; l'endroit  aménagé avec quelques bancs a été bien accueilli, le temps d'une petite pause....


C'est en redescendant vers Kientzheiml (croix bleue) que nous avons passé à côté du Rocher du Corbeau  - amas de roches qui surplombe le chemin qui va au Saint-Alexis. Le Rocher du Corbeau est remarquable par sa taille.

La marche : 12 kilomètres, 400 mètres de dénivelé ... pas mal pour ma "première" de la saison ...
Quelques photos  (clic ici)

Randonnée réussie - bonne humeur, ambiance conviviale et un petit pot d'amitié après la marche.
C'est Eugène qui a organisé la sortie et nous l'en remercions.

"Peugeot" à Sochaux




Départ ce matin dans l'incertitude. Au réveil 20 cm de neige sur Colmar. Les routes ne sont pas encore dégagées. Les sorties de garage, de chemins, de routes secondaires sont aléatoires et … pourtant … nous étions tous là, à l'heure au rendez--vous.

A Sochaux nos deux guides nous attendaient bel et bien, souriants et disponibles, et nous ont fait visiter, partagés en deux groupes, ce magnifique "Musée de l'Aventure PEUGEOT".(clic)
Situé à Sochaux aux portes du site de production de la 308, ce Musée est un véritable "conservatoire de la Marque".

Sur 10 000 m2, il propose une promenade à travers le temps et présente l'intégralité de la production PEUGEOT de 1810 à nos jours…...


Un tableau dans la galerie d'accueil nous renseigne :
"L'aventure Peugeot" :
Association déclarée régie par la loi du ler juillet 1901
Regroupant les collections d'outillages, de cycles, de motocycles et d'automobiles, portant le nom "PEUGEOT", ce musée se veut une vitrine de deux siècles d'industrie, pétrie de savoir-faire et d'innovations technologiques.
Evocation du futur, reflet du passé, il est le symbole d'entreprises qui évoluèrent sans cesse et qui continuent à le faire avec la volonté d'être dans le peloton de tête, celui des gagnants ..."
Signé le Président Pierre Peugeot - 2 juillet 1988

et … un peu d'histoire :
1810
Jean-Pierre et Jean Frédéric PEUGEOT s'associent avec Jacques MAILLARD SALINS pour créer la première Société industrielle PEUGEOT sous le nom de PEUGEOT FRERES AINES et Jacques MAILLARD-SALINS.
En 1813, cette société obient l'autorisation de transformer un moulin du meunier installé au lieudit SOUS-CRATET près d'Hérimoncourt en une fonderie d'acier, qui produira :
- de l'acier
- de l'acier laminé pour les lames de scies et ressorts
- et de l'acier cylindrique poli.
En juillet 1818, elle dépose une demande de brevet pour l'invention d'une machine permettant tout à la fois "le laminage à froid et à chaud, le recuit, le redressage et l'aplatissage des lames de scies."
L'AVENTURE INDUSTRIELLE COMMENCE …

Notre guide était parfaite. Je n'ai pas retenu toutes ses explications ; il me reste cependant en mémoire l'histoire de la numérotation "Peugeot" :

"" Les premiers modèles Peugeot se suivaient dans une numérotation plus ou moins logique qui n'était d'ailleurs que peu utilisée par la publicité. P.ex. la 190 S était vantée dans les brochures sous le nom de "la 5 CV Peugeot". Avec la 201 une ère nouvelle commence, le prin chipe de gamme s'affirme. Le premier chiffre indique la série, le dernier la chronologie à l'intérieur de celle-ci, le tout articulé autour du zéro central. Pour Peugeot les numéros sont sacrés !!
Trois chiffres depuis la 201 …
201, 203, 205, 306, 407, 504, 607, etc : des numéros pris au hasard de l'histoire de Peugeot, des numéros qui se ressemblent, mais qui ne disent jamais la même chose. Chacun d'eux, en effet, identifie clairement un modèle de la Marquer et ceci, depuis la 201 présentée au Salon de Paris en 1929.
Un signe de reconnaissance :
L'identité à 3 chiffres est une composante essentielle de la notoriété Peugeot. Ce système de numérotation fonctionne comme un signe de reconnaissance et permet un repérage facile dans la gamme : un zéro central et un chiffre de part et d'autre. Il n'a jamais changé depuis le lancement de la 201, et donne 3 informations sur le modèle concerné :
- le premier chiffre indique la famille du véhicule, sa taille dans la gamme.
- le second chiffre - systématiquement un 0 - est le maillon qui relie le chiffre d'appartenance à une famille à celui de la génération.
- le troisième chiffre indique la génération du modèle.""

Toutes les photos (ici - clic)

Après un excellent repas servi dans les salons du Musée, nous avons repris le bus qui nous a amenés au site de production de voitures Peugeot. Nous avons visité avec un jeune guide les ateliers de montage - d'emboutissage - de serrage et de peinture.

Epoustouflant ....
Trop technique j'aurais du mal à utiliser les termes corrects ; je vous propose donc d'aller directement visiter le site Peugeot en cliquant (ici)
Un petit film "La fabrication d'une automobile" a étayé tout ce gigantisme auquel nous étions confrontés lors de la visite du site, un tour au magasin "souvenirs" et puis ...

.... nous sommes "tranquillement" retournés à Colmar, les routes étaient dégagées
Merci à Charles, responsable de la sortie !!!

Réunion Annuelle de la Délégation ARCAL-COLMAR - 2009/2010




C'est une tradition ! La réunion annuelle de la délégation ARCAL de COLMAR se tient à la "Ferme des Moines" à Thierenbach.

C'est à 9 h 45 que nous avons été accueillis - le Café et des Viennoiseries nous attendaient.

La réunion a débuté après 10 heures. Le programme de travail a été scrupuleusement respecté et je vous laisse le loisir d'en lire une petite synthèse en cliquant ici.

les photos de la réunion de travail (ici)

Après la séance de travail nous sommes passés à table et voici le repas qui nous a été servi :

Quiche Lorraine - Salade verte
Paleron braisé à la bière
Légumes - Gratin Dauphinois
Croquant au chocolat avec son sorbet framboise
le tout arrosé au choix de Pinot Blanc 2006 - Roth Soultz
Chartreuse de Mougères "Le Pélerin"
Vin de pays de Caux 2006
Café
les photos prises au restaurant de la Fermes aux Moines (clic)

C'est Bernard Guntz "Le Troubadour de la Joie" qui a clôturé le programme festif en nous présentant un spectacle ; il a chanté l'Alsace .... et nous a réjoui le coeur (quelques photos ici)



Journée bien remplie ... à l'année prochaine, tous réunis dans le même élan
et ... un grand merci aux organisateurs !